Le mot du Président

Le mot du president

 

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, fin 2016, une nouvelle équipe a créé la fédération Auvergne-Rhône-Alpes des trufficulteurs (FARAT). Ces deux belles régions vont travailler ensemble autour d’une même passion : la truffe ou plutôt, les truffes.

La FARAT a vu le jour sous la forme d’un syndicat professionnel agricole, son siège social est basé à la chambre d’agriculture de Bourg les Valence.

Cette fédération régionale regroupe les syndicats de tous les départements à l’exception de nos amis  isérois qui n’ont pas encore délibéré.

Le conseil d’administration a défini trois sujets prioritaires :

ñ  le renouvellement  et le soutien à la plantation.

ñ  les techniques culturales et les expérimentations via nos chercheurs et nos techniciens.

ñ  la communication autour de la truffe et la mise en valeur des aspects : culturel, gastronomique et touristique.

J’ai donc pris la Présidence et c’est un grand honneur de servir la cause de notre diamant noir.

Je souhaite remercier l’équipe qui s’est mise en place, car la tâche ne sera pas simple. Comme vous pouvez le constater notre site est déjà mise à jour grâce à Roland MOUSSANET, ancien président de la FRAT qui a bien voulu faire un bout de chemin avec nous comme webmaster.

Didier roche 400

Didier Roche Président de la FARAT

Je conçois notre action comme complémentaire de celle de nos syndicats départementaux, mais aussi comme un relai entre eux et la FFT. L’idéal serait d’avoir une base forte avec un maximum de trufficulteurs adhérents à une structure syndicale. Aujourd’hui ce n’est pas suffisamment le cas !

Et pourtant nous en aurons bien besoin, car certains sujets sont préoccupants :

ñ  La concurrence pousse à nos portes, même si on en sent peut-être moins les effets, car cette saison comme la dernière, il n’y a pas eu de grosses productions avec des étés secs.

ñ  La sécurité dans nos plantations devient primordiale, comme la protection de nos truffières contre les dégâts  des sangliers. Tant que l’on n’est pas confronté à ces problématiques, on ne perçoit pas l’intérêt d’être unis et d’entreprendre une démarche commune.

ñ  On peut aussi citer le traditionnel sujet du statut du trufficulteur, mais aussi, un sujet plus récent, qui concerne une taxe en cas de débroussaillage d'une parcelle considérée comme une forêt. Un paradoxe pour nous qui aménageons des terrains bien souvent à proximité d’habitations et qui replantons des arbres.

Pour voir aboutir ces demandes de la FFT, de la FARAT et de votre syndicat, il faut que l’on joue collectif.

Je suis conscient qu’il faut que nous obtenions nos premiers résultats pour que nous soyons reconnus comme une structure utile.

D’ici là,  je vous souhaite une bonne saison et de bonnes fêtes de fin d'année.

Didier ROCHE